Restauration archéologique d'un vase antique
- Claire Penochet
- 10 févr.
- 2 min de lecture
Cet article traite de la prise en charge d'un vase en verre datant de l'antiquité. Issu d'une collection privé et confié au service archéologique du val de marne, l'objet avait perdu toute lisibilité formelle à cause de sa fragmentation en une quarantaine de bris.

Le vase avait déjà fait l’objet d’une tentative de remontage partiel. Dans un premier temps, il a donc été nécessaire de reprendre un remontage à blanc, étape permettant de vérifier l’ajustement et la position optimale des fragments. Cette opération a été réalisée à l’aide de bandes adhésives et d’agrafes métalliques, temporairement fixées avec une colle cyanoacrylate. Une fois l’assemblage validé, le collage définitif a été effectué par infiltration d’une résine époxy bi-composante (Hxtal® Nyl-1). Afin d’améliorer la fluidité de la résine et de faciliter son infiltration entre les fragments, l’objet a ensuite été placé sous lumière infrarouge pendant plusieurs minutes. Après la polymérisation complète de la résine, les excès de colle ont été éliminés et les dispositifs provisoires (bandes adhésives et agrafes) ont été retirés, permettant d’obtenir un assemblage stable et cohérent de l’objet.
Un conditionnement sur mesure a ensuite été élaboré afin d’optimiser les conditions de stockage de l’objet en réserve tout en garantissant la sécurité de ses déplacements. Ce dispositif a été conçu de manière à réduire au maximum les manipulations directes du vase, tout en permettant la visibilité de son profil complet, ce qui facilite à la fois sa conservation préventive et son étude ultérieure.



N.B : L'intervention étudiée ci-contre est réalisée dans un contexte archéologique pour l'étude et la bonne conservation de l'objet. Nous avons donc fait le choix de ne pas réaliser de comblement, les lacunes ne représentant pas un danger structurel pour le vase.


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